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Audiophile-Magazine sur le XACT S1, le S1 EVO et les câbles Phantom USB et RJ45

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21/01/2026

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Dernier stade de l'évolution de la lecture dématérialisée ?

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Analyse approfondie du XACT S1 et S1 EVO

Après une expérience d’écoute particulièrement réussie du XACT S1 lors du dernier salon munichois, j’ai souhaité analyser plus en profondeur cette proposition française assez atypique, reposant sur un système de lecture dématérialisée… sans ordinateur, sans disque dur et même sans SSD. Selon son inventeur, le S1 fonctionnerait en effet comme un lecteur de CD audiophile, mais à partir d’un média différent : une carte micro-SD contenant les fichiers. Pourquoi cette approche presque déroutante à l’heure de la dématérialisation « cloud » et du streaming ? Le XACT fonctionnerait (à en croire son créateur) en mode « bit perfect », sans aucune intervention du système d’exploitation une fois le fichier stocké sur la carte SD. La machine ne ferait qu’extraire le flux numérique sans bruit parasite, sans jitter, sans fluctuations temporelles, comme un excellent transport CD… mais en mieux grâce à l’horloge interne OCXO. Le fabricant se veut rassurant : — « Le S1 EVO est une évolution majeure du S1 standard, grâce à une nouvelle carte mère, une alimentation optimisée et surtout une horloge OCXO de très haute précision ». Pour l’audiophile en quête de simplicité maximale, ce type d’architecture présente des avantages réels : pas d’ordinateur, pas de réseau obligatoire, pas de serveur UPnP, pas de NAS… seulement une carte micro-SD contenant toute la bibliothèque.

PHANTOM MASTER TUNE

La société affirme que le S1 EVO offre une dynamique encore supérieure, une meilleure séparation des instruments et une scène sonore plus profonde, grâce à son horloge ultra-stable et à son alimentation retravaillée. L’horloge du S1 est un oscillateur OCXO (Oven-Controlled Crystal Oscillator) monté dans un four chauffé à 70 °C afin d’assurer une stabilité à ±5 ppb. L’horloge du S1 EVO quant à elle possède une nouvelle carte OCXO beaucoup plus performante qui offrirait — d’après le constructeur — une stabilité encore supérieure, mais surtout un bruit de phase bien plus bas, avec une atténuation dépassant –135 dBc/Hz à 100 Hz d’offset. Le fabricant insiste sur le fait que cette amélioration de l’horloge serait l’un des facteurs majeurs de la montée en gamme du modèle EVO. Cependant, cette double amélioration — horloge + alimentation — ne suffit pas à expliquer à elle seule l’architecture générale de l’appareil. Le S1 et le S1 EVO adoptent en effet un mode de fonctionnement très différent de celui des serveurs audio traditionnels. Il ne s’agit pas ici d’un disque dur, comme à la grande époque du RipNas ou des premières machines Innuos : le S1 lit des fichiers audio stockés exclusivement sur une carte micro-SD, sans aucun système d’extraction en temps réel, sans OS lourd, et sans que la lecture soit parasitée par des processus internes ouverts en arrière-plan. Le reproducteur n’utilise donc pas la structure habituelle d’un lecteur réseau, mais celle d’un transport numérique dédié, débarrassé de toutes les couches logicielles superflues. Cette approche radicale, selon son créateur, permettrait d’obtenir une lecture plus pure, comparable à celle d’un lecteur de CD haut de gamme.

Différences entre S1 et S1 EVO

Le S1 EVO se distingue de la version standard par l’adoption d’une alimentation surdimensionnée, intégrant des transformateurs plus robustes, des régulateurs plus précis, ainsi qu’un câblage interne optimisé. L’objectif est de réduire encore davantage les bruits de commutation et les interférences électromagnétiques susceptibles de dégrader la performance de l’horloge. Il a aussi fallu revoir certains points matériels : la carte mère a été repensée afin de réduire le jitter, d’améliorer la régularité du flux numérique envoyé au DAC, et de renforcer la stabilité globale du système. Concernant l’usage, rien ne change pour l’utilisateur : il suffit d’insérer la carte micro-SD contenant la bibliothèque musicale, d’allumer la machine, et de sélectionner la piste à lire via l’application ou via les commandes frontales selon les configurations disponibles. Le constructeur affirme que cette simplicité volontaire fait partie de la philosophie XACT : réduire l’appareil aux seuls éléments strictement nécessaires à la lecture audio, sans streaming ni fonctionnalités réseau lourdes. À ce titre, certains choix de XACT s’avèrent étonnants : pas de sortie USB dédiée vers un DAC, mais une sortie Ethernet RJ45 conçue pour un protocole propriétaire entre le transport et un DAC compatible. Le S1 EVO se veut donc le premier élément d’une chaîne complète reposant sur son propre écosystème matériel et logiciel. Le XACT S1 et le S1 EVO sont déjà connus pour être compatibles avec les DAC Sonnet Morpheus et Pasithea, conçus par Cees Ruijtenberg. Selon XACT, cette coopération technique permettrait d’assurer une synergie optimale entre le serveur et le convertisseur, à travers une communication numérique maîtrisée de bout en bout. Le constructeur insiste d’ailleurs sur le fait que la qualité de la liaison réseau entre le S1/S1 EVO et le DAC est déterminante — bien plus, affirme-t-il,

Améliorations techniques du S1 EVO

Qu’une liaison USB traditionnelle, ce qui justifie l’utilisation de câbles Ethernet audiophiles dans la démonstration. L’EVO amène également un meilleur système de dissipation thermique, un châssis légèrement revu et des pieds découplants plus performants, dans le but de réduire les vibrations et micro-résonances qui pourraient perturber le fonctionnement interne. Enfin, il faut noter que le S1 EVO serait plus lent à démarrer que le S1 standard en raison de la stabilisation préalable de son OCXO et de son alimentation. La raison technique de cette séparation nette des deux flux (alimentation et données) est simple : le constructeur estime que l’isolation galvanique et l’élimination des bruits parasites de masse sont essentielles pour préserver l’intégrité du signal numérique envoyé vers le DAC. Selon lui, seule une séparation physique totale permettrait de garantir un flux exempt d’interférences. XACT considère en effet que le bruit dans les liaisons numériques n’est pas dû uniquement au jitter ou aux horloges, mais également aux pollutions générées par l’alimentation, les lignes de masse ou les boucles parasites internes. Finalement, on se demanderait presque pourquoi le constructeur n’utilise pas une liaison optique pour s’affranchir totalement de ces problématiques…

Fonctionnement des liaisons

Le câble USB est utilisé à la fois pour synchroniser les appareils et transporter une partie des données de commande. La liaison RJ45 transporte quant à elle l’audio numérique lui-même. Mais — et c’est important — XACT n’utilise pas un protocole réseau standard, ce qui signifie qu’il ne s’agit pas d’un flux UPnP, DLNA ou Roon. Il s’agit d’un protocole propriétaire, supposé plus direct, plus stable et entièrement optimisé pour le transport audio. La marque insiste d’ailleurs sur l’importance de ses câbles propriétaires : un câble USB spécifique (blindage renforcé, ferrites, connecteurs plaqués or, géométrie interne optimisée), et deux versions du câble RJ45 : — une version standard, — et une version audiophile haut de gamme, dotée d’un blindage supplémentaire et de connecteurs usinés sur mesure. Le fabricant affirme que des améliorations nettes sont audibles entre ces modèles, notamment sur la micro-dynamique, la transparence et la spatialisation. La démonstration réalisée à Munich allait d’ailleurs dans ce sens, chaque évolution de câble apportant — selon le constructeur — un gain de précision et de présence.

Câble LAN PHANTOM®

Le câble LAN PHANTOM® est basé sur les mêmes principes que l’exceptionnelle fabrication des interconnexions de la marque : blindages multiples, connecteurs usinés, cuivre OCC, géométrie interne anti-vibrations, diélectrique étudié, gaines amortissantes, etc. C’est clairement un câble haut de gamme, dont l’objectif est d’assurer une transmission optimale du flux réseau propriétaire utilisé par le S1 EVO. Le câble LAN se décline désormais en deux versions : la version « standard » déjà réputée pour sa neutralité, et une version « Master », encore plus ambitieuse et plus chère, conçue pour offrir un niveau d’isolation supérieur.

Impressions d’écoute

Ce qui impressionne tout d’abord à l’écoute, c’est la sensation d’évidence musicale. La scène sonore se met en place avec une stabilité et une ampleur remarquables, sans aucune projection artificielle ni emphase démonstrative. Les timbres sont extrêmement naturels, avec une absence totale de coloration ou de brillance parasite. Les voix paraissent d’une texture organique très réaliste, parfaitement intégrée dans le mix. Le bas du spectre est tenu, précis, sans gonflement ni lourdeur, mais avec une autorité notable sur les grandes masses orchestrales. L’impression générale est celle d’un système qui joue juste, sans en faire trop. Sur l’album Dukas – L’Apprenti Sorcier dirigé par Paul Dukas (référence discographique souvent utilisée pour tester la dynamique), le S1 EVO propose une restitution à la fois libre et énergique. Les percussions surgissent avec une vivacité éclatante, sans dureté, et l’ensemble des cuivres se déploie avec une richesse harmonique rarement entendue sur un lecteur dématérialisé. Sur un enregistrement plus intimiste, The Silk Roads (album acoustique riche en détails), le S1 EVO excelle par sa capacité à faire respirer chaque instrument. La scène est large, parfaitement structurée, et chaque plan sonore est identifiable sans jamais se détacher artificiellement de l’ensemble. Avec le S1 EVO, on retrouve toute cette cohérence sonore, mais avec un supplément de fluidité et de sophistication. Le message paraît encore plus propre, encore plus abouti, et l’on a le sentiment que le bruit de fond — déjà très bas sur le S1 — a encore reculé. Sur l’album Transatlantic de Bill Callahan, la voix bénéficie d’une présence saisissante. On perçoit mieux les harmoniques graves, les micro-inflections, la résonance des cordes de guitare, et l’ensemble gagne en relief. Le grave descend plus bas, avec une meilleure articulation, particulièrement sur les notes tenues. Ce n’est…

Qualité de son et performances

Ce n’est pas une augmentation de quantité, mais de qualité, de lisibilité. Le S1 EVO maîtrise aussi très bien les fortes dynamiques : aucun tassement, aucune crispation, même sur des enregistrements complexes où la plupart des lecteurs produisent un brouillard sonore. La signature globale reste fidèle à ce que propose déjà le S1 standard, mais avec davantage de maturité, de raffinement et d’aération. C’est une écoute qui combine précision analytique et beauté des timbres — ce qui n’est pas si courant dans le domaine du numérique. Pour résumer, les impacts et les attaques de notes gagnent en netteté, la réverbération est plus lisible, et les instruments semblent mieux détourés dans l’espace. Une écoute « analogique » dans le meilleur sens du terme.

Compatibilité avec différents systèmes

À la question « est-ce qu’il faut un système extrêmement haut de gamme pour profiter du S1 EVO ? », la réponse est clairement non. Même dans des chaînes plus modestes, le transport apporte un gain audible sur la propreté du message et la stabilité de la scène sonore. Cela dit, pour tester le S1 EVO dans des conditions d’écoute optimales, nous avons utilisé un système de référence comprenant les électroniques Soulution, les enceintes Vivid Audio, ainsi que des câbles de liaison haut de gamme. Un environnement idéal pour évaluer les capacités d’un transport numérique de cette ambition.

Avis des experts

Voici ce que les experts de « Source of Sound » (partenaire technique de cette évaluation) ont particulièrement apprécié : — la capacité du S1 EVO à dévoiler les plans sonores sans jamais les exagérer, — la netteté du placement des instruments, — la sensation de profondeur accrue, — et l’extraordinaire silence de fonctionnement, perceptible sur tous les enregistrements.

Performances sur divers enregistrements

Sur L’Offrande Musicale de Tristan Honsinger, les frottements d’archet sont rendus avec un réalisme quasi tactile. La présence physique de l’instrument est renforcée par une micro-dynamique très vivante, qui met en valeur les nuances les plus délicates. Sur des œuvres de détail dans les nuances (pianissimo, attaques douces, souffle des vents), le S1 EVO procure un sentiment de liberté rarement entendu. On n’a jamais l’impression que la machine « force » la restitution : elle respire. Le traitement de la réverbération est également remarquable : la queue des notes se déploie avec naturel, sans jamais devenir confuse, même dans les enregistrements réels de salles réverbérantes. Un excellent exemple est l’album Mille Regretz des Graindelavoix : la texture polyphonique y est parfaitement lisible, le chœur semble flotter dans l’espace, et l’acoustique se dessine avec une grande précision. Avec le Tierkreis de Stockhausen, l’EVO met superbement en évidence les variations de timbre, la cohérence interne des enchaînements, et l’aspect quasi méditatif de la pièce. La sphère sonore s’ouvre avec clarté et profondeur : chaque événement musical trouve sa place. Sur l’album Transangelic Exodus d’Ezra Furman, la restitution est saisissante d’énergie. Même lors des montées d’intensité, le S1 EVO garde sa stabilité, conserve la netteté des transitoires, et ne perd jamais le fil du discours musical. C’est peut-être sur les enregistrements acoustiques, et particulièrement en musique de chambre, que le S1 EVO atteint son sommet. La sensation de présence est tout simplement étonnante : on croirait assister à la session.

Impression générale

Ce que l’on retient finalement surtout, c’est l’impression de cohérence globale, de justesse, de continuité dans le flux musical. Aucun effet de manche, rien de spectaculaire — simplement la musique, avec une évidence rare. Cette signature insondable force parfois à revoir ses critères d’analyse et d’amplification en profondeur. Mais, c’est sur la batterie de l’audiophile, les voix, les guitares électriques et les percussions modernes que l’on relève une maîtrise absolument magistrale du S1 EVO : les attaques sont franches, les textures parfaitement ciselées, et l’ensemble donne une impression de réalisme presque physique. Les musiciens semblent présents, la scène devient palpable, et l’on se surprend à écouter non plus des « sons » mais des gestes musicaux. Ce transport semble atteindre l’essence même du message sonore, tout en respectant scrupuleusement l’intention des artistes. Ce comportement atteint d’ailleurs l’excellence sur des œuvres comme Memoryhouse de Max Richter, où chaque micro-information a son importance : le chuchotement d’une corde, un souffle, la résonance d’un instrument dans la pièce. Le S1 EVO restitue tout avec une cohésion exemplaire. Il peut se montrer d’une très grande finesse sur les nuances les plus ténues, mais aussi parfaitement stable et lisible sur les passages orchestraux les plus denses. Le changement de plan sonore est immédiat, les transitions naturelles, et la sensation d’immersion atteint un niveau impressionnant.

Introduction

Trée de gamme sont poussés ici à un niveau supérieur : plus de silence, plus de stabilité, plus de continuité harmonique, plus de fluidité dans les enchaînements. L’écoute paraît évidente, comme si le transport disparaissait totalement derrière la musique. On oublie l’appareil et l’on se laisse absorber. C’est peut-être le plus grand compliment que l’on puisse faire à un appareil audiophile : il devient un transmetteur, un passeur, et non un acteur.

Performance sur les œuvres modernes

Sur les œuvres modernes, électroniques ou hybrides (Max Richter, Jóhann Jóhannsson, Nils Frahm…), l’appareil brille par son contrôle parfait des graves, son aptitude à maintenir l’assise rythmique sans jamais la durcir, et sa capacité à préserver l’ampleur émotionnelle du message. C’est avec un large sourire que l’équipe XACT a confirmé : « Oui, le S1 EVO est conçu pour disparaître derrière la musique ». Promesse tenue. … encore plus profondément avec le S1 EVO lorsqu’il est utilisé avec le même transport numérique.

Comparaison et maîtrise de la restitution

La comparaison n’est pas simple, car l’absence de serveur classique enlève un certain nombre de repères habituels pour juger de la qualité du flux numérique. Il n’en reste pas moins que l’EVO semble franchir un cap supplémentaire dans la maîtrise de la restitution. Les câbles du constructeur répondant aux normes XACT (liaison USB + liaison RJ45 propriétaire) permettent une communication directe entre le transport et le DAC, sans conversion intermédiaire. Une philosophie qui vise à supprimer toute ambiguïté dans la transmission numérique, et à préserver l’intégrité maximale du message. Il ne s’agit cependant pas de prétendre que ces liaisons remplacent ou surpassent toutes les architectures réseau existantes, mais plutôt de proposer une alternative cohérente et totalement optimisée autour de la machine XACT. D’ailleurs, il est intéressant de constater que XACT ne cherche absolument pas à convertir les utilisateurs de serveurs audiophiles traditionnels : la marque assume clairement proposer une autre voie, plus simple, plus directe et — selon elle — plus respectueuse du signal.

Influence des câbles sur la restitution

Il n’en reste pas moins que les deux modèles de câbles fournis par la marque ont montré, lors de nos tests, une influence très nette sur la restitution finale : le câble RJ45 haut de gamme, notamment, apporte un supplément de finesse, de fluidité et de spatialisation très appréciable. La texture des voix gagne en naturel, les plans sonores s’emboîtent mieux, et les transitions harmoniques semblent plus continues. Un ressenti partagé unanimement par l’équipe de test. Il serait faux de conclure que ces câbles créent artificiellement un effet flatteur : ils permettent simplement au transport S1 EVO de s’exprimer sans contrainte, en laissant filtrer davantage de micro-informations. Celui de Martin Ostertag privilégie davantage la ligne mélodique sur le discours, là où celui de Nils Mönkemeyer révèle davantage les détails de texture. Avec le transport XACT, ces différences apparaissent avec une clarté étonnante : les nuances de jeu, la gestuelle de l’archet, la respiration entre les phrases, tout devient immédiatement perceptible, sans aucune exagération.

Écoute de l’album The Köln Concert

L’impression générale est celle d’un appareil qui ne cherche jamais à flatter, mais qui révèle la vérité du signal — même lorsque celui-ci met en lumière les limites d’un enregistrement. En jazz, l’album The Köln Concert de Keith Jarrett est un bon test pour juger la capacité d’un transport numérique à restituer l’ampleur du piano. Le S1 EVO ne gonfle pas artificiellement le registre grave, mais en améliore le contraste, l’assise, et la perception de la pédale. Les attaques sont franches mais naturelles, les résonances parfaitement intégrées, et l’on perçoit mieux la matérialité de l’instrument. Cet album, écouté sur ce transport en conditions optimales, offre une cohérence remarquable, sans dureté ni projection. Cela démontre que le blocage « du numérique froid » est ici totalement absent : le rendu est organique, vivant, articulé — à l’opposé de certaines écoutes analytiques ou trop chirurgicales.

Conclusion

Pour conclure, l’ensemble des écoutes confirme que le S1 EVO est un appareil hautement musical, capable de rivaliser avec les meilleurs transports actuels, qu’ils soient numériques, optiques ou mécaniques. Le XACT S1 EVO a sans aucun doute fortement impressionné notre équipe. Il propose une approche radicale, totalement différente de ce que l’on trouve habituellement dans le monde du numérique. Il combine le meilleur d’une faible complexité (pas de serveur, pas de réseau, pas de logiciel lourd) avec une conception matérielle extrêmement soignée et une horloge OCXO d’exception. Le S1 EVO est sans conteste l’un des transports les plus silencieux, les plus stables et les plus naturels que nous ayons testés. Il excelle dans la restitution des timbres, la profondeur de scène, la fluidité des transitions et la cohérence globale du message. Il se distingue aussi par son aptitude à faire disparaître l’appareil.

Derrière la musique

Aucun effet artificiel, aucune mise en avant flatteuse — simplement un flux sonore maîtrisé, propre, continu.

Recommandation

Nous recommandons donc le S1 EVO sans réserve à tout mélomane recherchant une solution de lecture dématérialisée d’une simplicité absolue… et d’un raffinement incontestable.

Compatibilité

Il conviendra aussi très bien à des systèmes haut de gamme recherchant un transport numérique sans compromis.

Regrets

Le seul regret pourrait être l’écosystème fermé, imposant l’usage des câbles XACT — mais, en contrepartie, l’intégration est parfaite et les performances optimisées au maximum.

Conclusion

Ce transport est une réussite majeure, et une alternative cohérente à la dématérialisation « moderne » basée sur les serveurs et les réseaux domestiques.

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Avis Client

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